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Samedi 18 avril 2009
L'ACEA (association des constructeurs européens) pleure pour obtenir des aides en vue de développer des voitures plus propres. Un scandale de plus !
Les constructeurs automobiles savent depuis près de 10 ans que l'effet de serre existe et que la voiture y contribue largement. La plupart d'entre eux ont préféré se voiler la face et continuer à produire de grosses voitures  polluantes sur lesquelles ils réalisaient de belles marges. Ne trouvant pas la mariée assez belle, nombre d'entre eux ont même délocalisé dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché. Ils ont ainsi contribué à appauvrir leurs ouvriers ou employés. Dans d'autres secteurs on a assisté au même phénomène: résultat, le marché de la voiture s'effondre ! Du coup, nos constructeurs requins inventent la voiture du peuple pas chère, produite au rabais, de piètre qualité surtout sur le plan pollution. Ainsi, malgré l'appauvrissement général, ils continuaient à engranger des bénéfices mais de plus en plus maigres et aléatoires. Du coup leur marge de manoeuvre pour mettre en chantier de petites voitures propres est extrêmement réduite. D'où leur appel au secours et leur menace de licenciements massifs.
Pourtant, certains industriels ont compris le problème de la pollution et conçus des véhicules plus propres (IQ et Prius chez Toyota, Blue car de Bolloré?... Même si cela va coûter cher à l'économie française, je trouverais moral  une faillite de Renault ou de PSA ! Idem pour les constructeurs européens ou américains. De petits producteurs comme Nègre avec sa voiture à air comprimé ou des amateurs avec la Dyane électrique mériteraient en parallèle d'être soutenus et subventionnés par les ressources publiques car leurs solutions sont prometteuses et car ils ont osé faire cet investissement avant l'heure.
L'ACEA (association des constructeurs européens) a un discours pervers et mensonger. Les constructeurs sont les pollueurs et ils doivent payer leurs erreurs, c'est la loi du marché, non ?
Les usagers de la voiture ont une certaine responsabilité; néanmoins, on voit bien que si les constructeurs leurs proposent des voitures plus propres, ils sont preneurs.
Par Christian de Lille - Publié dans : Consommation
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Vendredi 17 avril 2009
MAM adresse une lettre au président de la Conférence des évêques de France, comme par hasard rendue publique par l'épiscopat.
Manipulation des médias ? Opération commandée par Notre Saigneur ?
Dans cette lettre MAM déplore que la pensée du Pape Benoit XVI n'ait pas été restitutée par les médias dans son contexte et avec les nuances de son propos. MAM a tout à fait raison et nous ne pouvons qu'acquiescer son discernement.
Dommage tout de même que la bonne parole catholique émane d'un membre du gouvernement qui se doit de respecter le principe de séparation de l'église et de l'état, le principe de laïcité.
Dommage également qu'elle ajoute que trop de responsables politiques se sont joints à la polémique. De quels responsables parle-t-elle ? Des UMP ? Des Modems ? Des PS ? Autres ?
Dommage aussi qu'elle réponde à une manipulation des médias par une autre manipulation du même acabit.
Puisque MAM a un discernement remarquable sur la religion catholique, nous espérons qu'elle aura ce même discernement sur la religion musulmane, judaïque, boudique, ... et surtout qu'elle saura faire partager à ses fonctionnaires zélés ce sens de la mesure !
Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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Vendredi 17 avril 2009
Le Figaro est heureux de titrer "Jack Lang votera pour la loi Hadopi"
"Le député PS du Pas-de-Calais ne craint pas de se démarquer de ses collègues socialistes de l'Assemblée, qui avaient réussi à faire rejeter par surprise le projet de loi Création et internet. Un texte de nouveau examiné à l'Assemblée dès le 29 avril."

Quand à moi, je ne crains pas de dire que Jack Lang n'a pas d'honneur ! Il est assez intelligent
pour comprendre que le PS ne peut plus lui ouvrir une voie "Royale" et il préferre se ranger aux cotés des Ultras Manichéens Partisans afin de récupérer quelques miettes de pouvoir ...
Pauvre poule incapable de s'envoler et de quérir sa nourriture mégalomanique par elle même !
Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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Jeudi 16 avril 2009
Daniel Chéron, le PDG de la société Limagrain se félicite de la bonne santé de son groupe. Il envisage un développement plus large en Europe et dans le monde. Il pense utiliser le génome des plantes pour améliorer ses produits ... et surtout son bénéfice ! Il argue que l'AFSSA aurait émis un avis favorable pour la consommation du MON810 par les hommes.

L'AFSSA n'a pas pu prouver la nocivité du maïs transgénique MON810; mais il y a 2 points qui n'ont pas été suffisamment étudiés. Le premier est la durée des expériences un peu trop courte pour obtenir un réel recul et une validité certaine des expériences. La deuxième est que l'AFSSA ne s'est pas préoccupée d'étudier l'impact du MON810 sur les cultures voisines qui seront polluées par le transgénique. Enfin, il ne faut pas oublier de préciser que la plante résistant aux herbicides, l'apport sur le terrain de produits analogues au roundup, nuit gravement à l'environnement (flore et faune: insectes tels que les abeilles, oiseaux, petits rongeurs, ...).
Daniel Chéron est plus un homme qui veut faire du profit pour lui même et les actionnaires sans vergogne de son groupe, qu'un humaniste qui veut nourrir sainement l'humanité. Et sa mégalomanie me fait peur ! Est-ce encore un ami de Nicolas Sarkozy ?
Décidément, tous ces requins n'ont pas tirés les enseignements de la mini crise financière qui préfigure celle de la méga crise de ressources terrestres, à commencer par la crise des ressources nutritives. Où va - t on ?

Par Christian de Lille - Publié dans : Consommation
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Mercredi 15 avril 2009
Mon droit de réponse à un article du Figaro du 14/04/1989
'Malgré la crise, il faut continuer les réformes' par Édouard Balladur


«Peut-on aller beaucoup plus loin encore dans les dépenses publiques consacrées au plan de relance ? Compte
tenu de l'ampleur de l'endettement, ce serait dangereux», estime Édouard Balladur, le sommet du G20 doit être
l'occasion de réfléchir à la philosophie qui guide le libéralisme économique, notamment en matière de politique
monétaire. Il réfléchit aussi à la question de l'endettement, au retour de la croissance et à la rémunération des
dirigeants d'entreprise.
->Comme tous les néolibéraux, Balladur fait semblant de ne pas comprendre que le capitalisme est en train de mourir et que les milliards de dollars ou d'euros donnés par les contribuables aux système financier ne sont qu'un cautère sur une jambe de bois !
 
La réunion du G20 a été un succès, d'abord parce qu'elle s'est tenue alors qu'au cours des crises précédentes le
défaut de la coopération internationale avait entraîné leur aggravation. Elle s'est tenue grâce à la France et à son
insistance, ses résultats sont appréciables grâce également à l'action de la France : la réglementation des
activités financières assortie d'un meilleur contrôle des mouvements de capitaux ; leur assujettissement à des
règles plus précises ; le soutien à la croissance, même s'il est d'un montant variable selon les pays ; la lutte
contre le protectionnisme ; l'accroissement du rôle du Fonds monétaire international et des moyens financiers dont
il dispose. Dans l'état actuel des choses, on ne pouvait pas en espérer bien davantage.
->Le G20 n'est pas un succès, la France y a joué plus un rôle de figurant que de moteur; aucune décision de portée n'a été prise; il y a eu réunionite de façon à ce que les médias s'en fassent écho, mais écho de quoi ? Du vide ! Il faut dire que Balladur l'avoue en termes choisis, un peu plus loin.

La première, c'est l'hérésie longtemps commise sur la conception même du libéralisme économique : le marché
laissé à lui-même n'aboutit pas nécessairement à de bons résultats, comme on l'a vu trop souvent, et des règles
sont nécessaires pour l'organiser. Il s'agit moins de refonder le capitalisme ou de le moraliser que de se faire une
conception plus exacte de ce qu'est le libéralisme économique : il suppose pour fonctionner efficacement le
respect par tous des principes de la bonne gestion. C'est parce que ces règles ont fait défaut ou qu'elles étaient
violées que nous connaissons la crise actuelle.
->Mais si, il faut moraliser le capitalisme voire même sanctionner, réprimer comme sait si bien le faire NS sur les plus démunis !

Il y a une cause plus importante au désordre actuel : un système monétaire international caractérisé par la
prédominance du dollar qui permet aux États-Unis une création monétaire sans aucun contrôle, dont les effets se
traduisent dans le monde par un excès de liquidité et d'endettement, source des désordres financiers et
économiques actuels.
->La crise actuelle est d'abord monétaire mais ce n'est que la face cachée d'un iceberg; la crise du capitalisme est beaucoup plus profonde car il ne s'agit plus de produire plus mais de partager mieux un gâteau qui se rétrécit par épuisement des ressources terrestres.

Elle doit aussi, sans se lasser, appeler à une meilleure coordination entre les pays membres de l'Union
européenne, afin qu'ils parviennent ensemble à une remise à flots du système bancaire, à une harmonisation de la
régulation financière indispensable pour un ensemble qui représente désormais l'une des deux premières
économies du monde.
->Stop: La France, la France ... est-ce un discours européen ? Une volonté de former un corps européen ? Non, juste une tentative de mise en lumière de la politique ératique de notre pays ... si mal dirigé.

Un sentiment d'angoisse devant l'avenir se répand dans notre pays, notamment chez les Français à la situation la
plus fragile. Il faut les aider à reprendre confiance, sans quoi la crise ne se dissipera pas.
Est-ce la fin du libéralisme ? Est-ce le renouveau de l'étatisme ? Soyons réalistes : la crise actuelle marque non
pas la fin du libéralisme, mais celle de sa déviation, la nécessité d'une conception plus juste et plus vraie de
l'organisation économique de nos sociétés. L'idée que le marché tout-puissant pourrait être laissé à lui-même sans règles n'est, je le répète, qu'une hérésie du libéralisme. Jamais les véritables libéraux n'ont mis l'État au pilori,
vilipendé la loi, ils n'ont fait qu'en critiquer les excès ; c'est ce que, naguère, j'ai appelé le libéralisme « ordonné »,
en même temps que je le mettais en œuvre. Il s'agit d'organiser une liberté qui profite à tous.
->Tentative de faire croire que le libéralisme est l'expression de la liberté des peuples alors qu'en fait le libéralisme est la réussite de quelques uns au mépris de tous les autres !

Le retour de la confiance sans laquelle il n'y aura pas de redressement économique est possible si le
gouvernement élabore un projet d'avenir dont les Français comprennent le contenu et le bien-fondé. Pour parler
plus clair, y a-t-il lieu d'abandonner les objectifs définis en 2007 lors de l'élection présidentielle ? Je ne le crois pas,
ce projet conserve sa valeur, mais il faut l'adapter.
->Tentative de faire croire que les réformettes sarkosiennes sont une vue à long terme, une vision pour la France et les français ! Mensonges: les réformettes coûtent cher à tous les français, rapportent un peu aux nantis, et souvent sont inutiles. Il est clair qu'un plan de réelles réformes tenant compte de la situation actuelle du pays reste à faire ... et sans les bien pensants de l'UMP !

Pour retrouver la croissance faut-il faire volte-face, abolir le bouclier fiscal, renoncer aux mesures relatives aux
heures supplémentaires ou en faveur de la construction ? Tout au contraire, ces mesures permettront d'accélérer le
retour de la croissance. Ceux qui réclament l'abrogation de la loi TPE de façon lancinante le font avec un objectif
purement politique, afin de pouvoir démontrer que Nicolas Sarkozy renie ses engagements. Sur le plan
économique, rien ne justifie l'abandon des mesures décidées alors.
->Mais arrêtez de rêver au retour de la croissance ! Il s'agit au contraire de gérer la décroissance nécessaire de façon à ne pas appauvrir davantage les plus démunis !

Faut-il modifier le plan de relance, pour accroître le soutien de la consommation ? S'il devait l'être, ce serait plutôt
en faveur de l'investissement afin d'améliorer la compétitivité de nos entreprises.
->Chez les UMP, on ne raisonne pas, on résonne ... à l'infini les discours éculés !

Peut-on aller beaucoup plus loin encore dans les dépenses publiques consacrées au plan de relance ? Compte
tenu de l'ampleur de l'endettement, ce serait dangereux. Je sais bien que l'ensemble des pays du monde
paraissent lancés dans une sorte de compétition à qui consacrera le plus grand nombre de milliards au soutien de
l'activité, à qui creusera le plus ses déficits. Qu'on prenne garde ! La possibilité de financer l'endettement par l'appel aux marchés n'est pas illimitée, elle pourrait cesser si les marchés devenaient défaillants. Alors, l'on n'aurait
plus comme recours que d'augmenter les impôts, ce qui, alors que la France connaît l'une des pressions fiscales
les plus fortes au monde, freinerait notre économie ; ou bien de demander aux banques centrales de financer sans
limite les besoins de l'État par la création monétaire, ce qui relancerait l'inflation. L'État doit lutter de manière plus
volontaire encore contre toute aggravation des charges publiques ordinaires, afin de mieux concentrer ses efforts
sur les dépenses extraordinaires nécessaires pour sortir de la crise. La conclusion est simple : les déficits ne
doivent pas dépasser certaines limites, les prélèvements fiscaux ou la création monétaire par les banques
centrales non plus. Là aussi, les expériences du passé ne doivent pas être oubliées.
->Ici, Balladur nous dit n'importe quoi ! En fait l'Etat prête de l'argent aux banques et autres institutions financières en difficulté, un peu comme le FMI prête aux états en difficulté. Normalement, cet argent doit être récupéré avec intérêt et par conséquent loin de creuser le déficit, il devrait au contraire le combler ! Ainsi Balladur avoue que l'état
français a prêté à perte et que ce sont tous les contribuables (qui ne bénéficient pas du bouclier fiscal) qui vont subventionner les établissements financiés véreux.


Le niveau de l'endettement inquiète l'opinion. J'ai déjà suggéré que pour lui redonner confiance dans la maîtrise de
nos déficits, l'on crée une caisse d'amortissement de la dette publique qui rembourserait la part de l'endettement
née des déficits suscités par les dépenses extraordinaires consacrées à lutter contre la crise (environ la moitié,
nous dit-on, des 100 milliards de déficit prévus pour 2009) ; cette caisse serait dotée de ressources stables, telles
par exemple les créances que détient l'État sur les banques et les entreprises auxquelles il a avancé des fonds.
->Une idée en l'air, pour faire bien mais qui ne verra jamais le jour

La confiance serait également accrue par une aide plus vigoureuse à ceux qui sont atteints par la crise, tels les
chômeurs ou les jeunes, grâce au développement de la formation professionnelle et des revenus de substitution.
L'État doit consacrer les moyens nécessaires pour venir en aide aux salariés atteints par les plans sociaux des
entreprises en difficulté.
->Oui ça fait bien de le dire, mais surtout ne rien faire ou alors dévoyer l'aide aux jeunes. C'est ce qui a été fait par exemple avec le système de l'alternance: les entreprises payent à bon compte les études d'étudiants qui travaillent presqu'aussi bien que des CDI mais avec des salaires de misère (inférieurs au SMIC). De plus pendant ce temps, les jeunes ne cotisent pas pour leur retraite et font concurrence à leurs pairs en recherche d'emploi. C'est une recette miracle pour les entreprises, pas pour les jeunes. Et c'est cette idée rétrograde que l'UMP veut poursuivre ?

Elle le serait aussi par la poursuite des réformes : il faut muscler nos entreprises, dynamiser l'effort de recherche
et de développement, réviser les politiques publiques et les structures administratives. L'heure n'est pas à la
pause.
->Parlons en de la recherche: où monsieur Muscle UMP a t il donc oeuvré ? Dites le moi !

Enfin, la confiance dépend aussi du sentiment que l'opinion aura que chacun prend sa juste part de l'effort. Qui ne
voit le caractère dévastateur des débats actuels sur les rémunérations excessives de certains dirigeants de
grandes entreprises et sur l'avidité dont elles témoignent ? Il est heureux que des décisions aient été prises
concernant ceux d'entre eux qui sont à la tête d'entreprises aidées par l'État. Il faut aller plus loin, c'est le problème
dans son ensemble qui doit être examiné, sans céder à la démagogie, sans empiéter sur la liberté nécessaire au
dynamisme, sans stigmatiser injustement l'immense majorité des entrepreneurs, mais en appelant chacun à
prendre sa juste part de l'effort collectif. Il faut ouvrir la discussion sur deux mesures conservatoires et transitoires.
->Quelle hypocrisie: aucune décision, aucune règle n'a été prise pour arrêter ces abus d'un cercle d'initiés. C'est par démagogie que l'on dénonce ces excès et par la pression sociale et médiatique que certains de ces excès sont stoppés ... provisoirement. Ce n'est pas à tous les français de faire un 'effort collectif', c'est à ces initiés de requins de comprendre que la période des vaches grasses est terminée. Comme ils sont incapables de faire cet effort de compréhension et de réduire volontairement leurs revenus faramineux, il faudrait que l'état fixe les règles. Cela a été fait aux Pays Bas et dans d'autres états européens. Balladur n'en sait rien ?

La première consisterait à suspendre pour une période de deux ans, non seulement l'attribution de stock-options
nouvelles voire de certaines rémunérations annexes, mais la levée des options actuellement détenues par tous les
dirigeants des entreprises cotées au CAC 40 ou de leurs filiales. La mesure serait justifiée par le fait que la
cotation en Bourse favorise la spéculation mais elle ne va de soi ni sur le plan économique, ni sur le plan social, ni
sur le plan constitutionnel. Ce serait aussi l'occasion d'élaborer les règles nouvelles annoncées par Nicolas
Sarkozy pour une plus juste répartition des profits, cette fois de toutes les entreprises, entre les actionnaires, les
dirigeants et les salariés, en étendant les droits de ces derniers au partage des résultats.
->Oui, Mais si déjà, Sarkozy et son cabinet d'avocats montrait le bon exemple ?

La seconde poserait des problèmes plus complexes encore. Faut-il que les rémunérations salariales et assimilées des dirigeants des entreprises soient, en s'inspirant de ce qui a été décidé aux États-Unis, soumises, à partir d'un certain niveau et pour la même période de deux ans, à un taux majoré d'imposition sur le revenu, une sorte de contribution exceptionnelle de solidarité à laquelle serait soumise une certaine catégorie de contribuables ? Comment déterminer ce niveau ? Serait-il le même pour toutes les entreprises ? Comment justifier la différence de traitement entre les dirigeants des entreprises et les autres catégories de contribuables qui perçoivent des revenus comparables ? Serait-ce une atteinte au principe d'égalité ? Comment concilier cette imposition exceptionnelle avec le bouclier fiscal ? Questions difficiles, questions de principe auxquelles la réponse est loin d'être évidente, mais désormais le problème moral et politique est posé. Il faut le traiter.
->A se poser des questions et encore des questions, on ne décide de rien, on ne fait rien ! Il est vrai que celà est dans la philosophie balladurienne. Dans le mou, restons dans le mou !

Comme d'autres, nous traversons une période dangereuse mais, c'est notre originalité, nous éprouvons le besoin
de pimenter nos débats de polémiques idéologiques qui surprennent le reste du monde. Ne cultivons aucune
illusion : nous ne sortirons pas de la mondialisation, nous y sommes ; nous ne sortirons ni du capitalisme ni du
libéralisme mais nous devons les soumettre à des règles plus efficaces et plus équitables, sans renoncer aux
mérites de la libre initiative, mais en garantissant ses effets heureux pour tous.
->Se bercer d'illusions, se gargariser d'originalité, se croire au dessus du lot, émettre des souhaits mais ne surtout rien faire pour changer la donne ... et foncer dans le mur, mais installé confortablement dans une voiture de luxe polluante, dans un bateau de milliardaire, dans un avion personnel, voilà le seul message que je reçois 5 sur 5.
Merci Monsieur Balladur, vous avez eu votre article dans Le Figaro, vous avez très bien parlé ... pour ne rien dire.


Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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Mardi 31 mars 2009
Le Figaro titre "Le gouvernement et les artistes se mobilisent pour défendre la loi Création et Internet, dite Hadopi, de plus en plus décriée.

Le gouvernement ? Tout le gouvernement ? Pas si sûr !
Les artistes ? Quels artistes ? Une cinquantaine au grand max ! Jean Claude Carrière, Alain Corneau, Jean Jacques Annaud 3 cinéastes ... plus tout jeunes, qui ont sans doute bien émargé si l'on en croit le succès des films de JJA par exemple. Didier Lockwood, un musicien oui un, un seul semble t il ! Sanseverino un chanteur, oui encore un ... qui se mouille un peu. Il y a sans doute Johny Halliday qui touchera 1 million d'euros lors de son prochain concert du 14 juillet, commandé par NS. Je vous conseille d'aller le voir, enfin si vous aimez encore ce vieux chanteur qui a perdu son âme ! Allez y car vous récupérerez un peu de vos impôts. Je crois que Bruel défend également ce projet de loi.
Bref que des arrivés qui ont déjà fait largement fortune et qui pourraient laisser la place à des nouveaux, des plus jeunes souvent qui ont bien du mal à trouver une major qui daigne les éditer.
Alors pour ces jeunes là, Internet c'est un moyen formidable de se faire connaitre à moindres frais et si on les pirate, ce n'est pas si grave, car leurs fans savent très bien venir les soutenir moralement et financièrement lors de leurs concerts !
La loi Hadopi, eux sont contre ... jusqu'à ce qu'ils aient rejoints le haut du panier ! La recherche du profit leur fera sans doute perdre leur âme eux aussi, tout comme ces quelques "artistes" mobilisés pour ! Encore quelques zombies qui espèrent leur Rolex au poignet avant 50 ans...
Encore trop d'aveugles qui ne voient pas que le monde change radicalement, que la recherche du profit, ce n'est plus un objectif tenable de part la pollution engendrée par la fabrication des produits de ce profit, de part la rareté annoncée et déjà visible de ressources terrestres, de part l'insoutenable mépris des nantis envers les démunis ou les animaux.
Qu'on le veuille ou non, il faut vivre avec son temps: et ce temps ne peut passer que par le partage, par l'économie, par plus d'abnégation et moins d'égoïsme. D'une certaine façon, internet est un des outils qui se prête à cette nouvelle orientation du monde. Imbéciles sont ceux qui ne l'ont pas compris, qui croient pouvoir réprimer ou récupérer ce media d'exception.
Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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Mardi 31 mars 2009
LE SCANDALE TRANQUILLE DE LA VACHE A HUBLOT
Vertes prairies de la campagne française, délicieux produits laitiers nés dans la plus pure tradition fermière, selon un contrat d'amour entre l'homme et l'animal choyé...
Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration. L’objectif est la performance laitière la plus efficace. Dans la foulée méritante du Grenelle, on nous dira peut-être que cela participe à la réduction du méthane éructé et qui contribue au réchauffement de la planète.

http://www.youtube.com:80/watch?v=Yc0wmyyguzw&hl=fr
http://www.youtube.com:80/watch?v=OtV3i80ZOfE&hl=fr
Cette expérience ignoble et déjà standardisée est en France conduite par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et exploitée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.
http://sillon38.com/blog/2007/10/31/percer-les-secrets-de-la-rumina...

Quelle horreur !  L'éleveur a-t-il encore une âme, une conscience ? Je ne le crois pas car on a déjà vu les batteries de poulets entassés pour leur interdire tout mouvement afin qu'ils grossissent plus vite. On a vu aussi comment "l'éleveur" renverse le cageot de poussins sans ménagement. On a déjà entendu ce même éleveur dire qu'il ne laisserait pas ses enfants manger les poulets qu'il élève. On a vu comment sont inséminées les truies ... etc, etc ...
Comment peut-on en arriver à "oublier" que l'animal est vivant et qu'il a droit à notre respect ? Comment peut-on croire un seul instant que l'élevage peut se déshumaniser et se transformer en usine mécanique ?
Il est trop vrai que la recherche du profit maximum conduit à ses extrémités, à ces barbaries !
Je suis curieux de savoir quelle laiterie industrielle a poussé l'INRA à proposer ce hublot sur vache. Il serait bon d'obtenir cette information et de relayer l'information vers un journal comme Marianne qui a dénoncé dans ses pages une tentative de la laiterie Lactalis qui voulait déclasser le véritable camembert et donc tuer de petites laiteries qui font encore un camembert au lait cru bien plus sain que le lait chauffé ou pasteurisé !
Peut être faudrait-il être plus agressifs: José Bové et ses émules détruisaient les champs de mais transgéniques.
Ne faudrait-il pas tuer ces pauvres vaches de façon à décourager les "éleveurs" sans vergogne ?
En attendant, montrer encore et encore ces barbaries ? Pour dégoûter le consommateur ? Pour le culpabiliser ? Oui peut être, mais les plus pauvres (non végétariens purs) vont être culpabilisés à tord. De plus à force de montrer, n'y a t il pas un risque d'accoutumance ?
En tous cas, je suis d'accord pour dire qu'on ne peut pas laisser se poursuivre cette déshumanisation. Tant pour l'animal réduit à l'état de machine à produire que pour nous qui perdons notre âme.
Par Christian de Lille - Publié dans : Consommation
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Dimanche 29 mars 2009


Monsieur le Secrétaire d'état,

                Je viens vous dire combien j'ai apprécié votre loi sur la modernisation de l'économie et tout 
particulièrement la réduction du délai de paiement à 45 jours fin de mois.
        C'est pourquoi je crois que vous entendrez favorablement la demande suivante: rendre illégales toutes les
pratiques de réduction de prix liées à une fidélisation et assorties le plus souvent de conditions contraignantes.

        En effet, je pense que ces pratiques sont:
          une atteinte à la liberté de choix et de lieu du consommateur,
          une captation déguisée des consommateurs et donc une forme de concurrence déloyale,
          une possibilité de faire croire à tout un chacun que l'on fait un geste commercial alors qu'en pratique, les
contraintes posées font que rares sont les consommateurs qui bénéficient à coup sûr, de la réduction de prix,
          une forme détournée d'incitation à acheter des produits qui ne sont pas dans la liste d'achats prévue par
le consommateur; on retrouve en particulier cette forme de réduction chez Carrefour (et autres grandes surfaces).

        D'autre part les mécanismes mis en place par certaines grandes surfaces sont tellement complexes qu'ils 
entrainent:
          des erreurs supportées par les caissières,
          un effort de gestion comptable important,
          une gestion coûteuse supportée par le consommateur final et/ou par le fournisseur du produit annulant 
de ce fait la soi-disant réduction faite,
          un gaspillage de papier et d'énergies au moment où nous devrions penser de plus en plus au 
développement durable.

        J'en arrive à penser que ces pratiques de réduction de prix ont un coût supérieur ou égal à la réduction 
de prix 'offerte' et qu'au final le prix de vente est gonflé pour permettre d'appliquer ensuite une éventuelle 
réduction.
        Vous conviendrez sans doute avec moi, que si cela est avéré, le système est particulièrement pervers et 
conduit en fait à une augmentation du prix.

        En espérant que vous serez sensible à mes arguments et que vous ferez en sorte de donner une suite 
favorable à ma requête, je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire d'état, 
l'expression de mes salutations distinguées.

Par Christian de Lille - Publié dans : Consommation
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Lundi 23 mars 2009
Veuillez m'excuser, mais ma vision est très noire aujourd'hui.
Attendez vous à voir : les rapaces de ce monde se déchirer quelques km2 de la calotte polaire du pôle Nord !
C'est commencé: Total et Loukoil, une compagnie russe extraient déjà du pétrole au delà du cercle polaire dans des conditions extrêmes, très difficiles pour les hommes et dangereuses pour l'humanité. Ce pétrole contient des gaz souffrés comme le H2S; une fuite de ce gaz serait fatale à la population environnante. Ce gaz est donc pour l'instant brûlé, la combustion à l'air libre dégage du SO2 qui est un puisssant gaz à effet de serre. Le pétrole extrait n'est pas liquide à la température de 29 dégrés, il l'est encore moins à température ambiante (-40 dégrés à + 30 degrés). Il faut donc chauffer électriquement et chèrement les conduits qui véhiculent le poison noir.
Mais ceci n'est rien par rapport à ce qui se manigance. La Russie cherche à devenir propriétaire d'une grande partie de la calotte polaire au droit de ses terres. Elle pourrait ainsi détenir de 80 à 90% de cette région riche en hydrocarbures et autres richesses minières. D'autres pays convoitent la zone comme le Danemark. Même l'union européenne a inscrit l'exploitation de cette zone comme un point important si ce n'est prioritaire. La fonte des glaces qui s'accélère rend le passage par le pole Nord de plus en plus facile. Dès 2015, en été on pourra se passer de brise glaces. Mais les icebergs flotteront néanmoins en grand nombre...
Attendez vous à voir quelque navire important, un pétrolier?, sombrer à l'égal du Titanic.
Attendez vous à voir un iceberg heurter une plateforme de forage pétrolier,
Attendez vous à voir une guerre entre pays par les requins manipulés,
... et imaginez les conséquenses en termes de pollution.

Bref, l'enfer blanc deviendra l'enfer noir, des milliers d'hommes vont y survivre et mourir juste pour enrichir quelques multinationales; parallèlement la pollution engendrée par cette exploitation va détruire un peu plus la planète Terre ...
Attendez vous ...! Non n'attendez plus rien ! Ils sont fous, ces terriens... Ils foncent vers le néant du toujours plus d'avoirs, vers leur perte d'être ...

Laissez les vieux cons (j'en suis peut être) et les déjà vieux encore plus cons, compter leurs sous, se voler voire s'étrangler entre eux pour un bout de papier qui ne représente plus rien.
Jeunes et encore jeunes de tous pays, faites la fête des corps, des gestes, des esprits, des mots, faites cela gratuitement  juste pour votre bonheur et celui de l'autre jusqu'au bout, ... jusqu'à demain.
Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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Jeudi 19 mars 2009
Sarkozy a profité de sa rencontre avec le président mexicain Calderon pour se payer une escapade avec son épouse pendant 2 ou 3 jours dans un hotel de luxe, Le 'National Palace' à Mexico.
Il semble que le séjour du couple présidentiel n'a pas été payé par le président mexicain mais par un milliardaire mexicain Roberto Hernandez Ramirez. Or ce milliardaire aurait été inquiété par la justice pour des histoires de drogue et de blanchiment d'argent.
Dans sa chronique politique Jean Michel Aphatie, le 12 mars sur Canal+ s'est amusé du sujet en déclarant:"C'est embêtant quand on est chef de l'Etat français et qu'on est hébergé par un trafiquant de cocaïne (...) On espère qu'il n'y avait pas trop de cocaïne dans la maison ."
Aussitôt quelques Ultra Manichéens Partisans ou assimilables ont réagi:
Renaud Revel de l'Express a jugé les propos de Jean Michel Apathie, ahurissants.
Frédéric Lefebvre, le porte parole UMP a accusé Aphatie de salir Sarkozy.
De son coté NS a réagi avec brutalité, comme à son habitude:
"J'en ai marre qu'on m'emmerde avec ça. Ce n'est pas le contribuable français qui a payé. C'est Calderon qui m'a invité. Je ne vais quand même pas demander, quand un président étranger m'invite, à qui appartient la résidence où il loge."
"Si je descendais dans un Ibis, tout le monde serait content ?"

Etc, etc ...

Nicolas Sarkozy commence à payer le prix de son exposition systématique aux médias. Il se comporte plus comme un people que comme un président d'état. Et il est traité par les médias comme people !
Il ne devrait pas s'en étonner; il ne faut pas qu'il s'imagine pouvoir contrôler ces médias et faire en sorte qu'ils ne disent que ce qu'il souhaite. Au moment ou tous les hommes de cette Terre, sont confrontés à de graves difficultés (crise financière et économique, réchauffement du climat, pollutions), il serait bon de rester humble, d'éviter l'étalage d'un luxe tapageur, qu'il s'agisse  d'un restaurant de luxe, d'un bâteau de luxe, d'une Rolex ou d'un hôtel de luxe.
Il serait bon aussi, d'éviter les mots grossiers ou d'utiliser des phrases slogans qui insultent les petites gens.
Etre président suppose un minimum de réserve et de distinction ... ou sinon il faut s'attendre au pire: devenir la cible des médias à sensation à l'égal de Paris Hilton par exemple !  Et ce genre de publicité, ça vous ramène ... au sous sol.
Par Christian de Lille - Publié dans : Les chroniques
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