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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 07:55

La durée de vie des français a augmenté. Il en résulte que le nombre des actifs, ceux qui paient les retraites, diminue par rapport au nombre des retraités. De ce fait le système de retraite par répartition actuel ne suffirait pas à payer les retraites dans les années à venir.

Il faut donc revoir les bases de ce système. Pour cela on peut agir sur plusieurs facteurs:

1. allonger la durée de cotisation, ce qui a un double effet; d'une part la cotisation globale par actif est plus importante; d'autre part l'âge de départ en retraite est reculé ce qui réduit la durée moyenne pendant laquelle la retraite est versée.

2. augmenter le taux de cotisation augmentant ainsi la cotisation globale mais au prix d'un effort financier plus important pour chaque actif

3. mettre plus de capitalisation dans les retraites, c'est à dire inciter les actifs à capitaliser sur des fonds de pension qui leur restitueront une pension complémentaire lors de leur départ en retraite.

Voyons comment on peut agir équitablement et intelligemment sur chacun de ces facteurs.

1. l'allongement de la durée de cotisation n'est possible que si les entreprises ne se séparent pas de leurs employés avant qu'ils ne partent en retraite; en effet dans le cas contraire, l'employé devenu chômeur subirait une double peine: revenu minimum jusqu'à son départ en retraite, cotisation à sa retraite par points minimale et donc montant de sa retraite diminué d'autant.

La durée de vie des français n'est pas la même selon divers facteurs dont les catégories sociales. Pour schématiser, un ouvrier vit moins longtemps qu'un cadre d'entreprise. Si on veut être équitable, il faut donc moduler l'âge de départ en retraite selon la catégorie sociale ou l'espérance de vie réelle; ainsi un ouvrier pourrait partir en retraite beaucoup plus tôt qu'un cadre supérieur. De même la pénibilité de certains travails modulerait l'âge de départ à la retraite. Pour fixer un peu les idées, le dirigeant d'entreprise partirait en retraite à 70 ans ou plus, le cadre supérieur à 68 ans, le cadre moyen à 66 ans, l'employé à 64 ans, l'ouvrier à 62 ans, ...

2. l'augmentation du taux de cotisation pourrait être réparti entre l'entreprise et l'employé comme c'est déjà le cas aujourd'hui. On pourrait imaginer que la cotisation de l'entreprise soit plus importante si elle licencie davantage que la moyenne et/ou si elle licencie du personnel de plus en plus près de l'âge de départ en retraite. En effet l'Etat qui prend en charge les chômeurs n'a pas à supporter indument les effets du néolibéralisme. De même le taux de cotisation de l'employé pourrait croitre au fur et à mesure qu'il se rapproche de la date de son départ en retraite.

3. la capitalisation: vu l'incidence facheuse sur l'économie des fonds de pension actuels, je pense qu'il ne faut en aucun cas accroitre la part de capitalisation. En effet, ce système pervers permet à un fond de pension de provoquer la faillite de l'entreprise pour laquelle travaille le salarié. Ou bien il faut moraliser le système économique et interdire la spéculation, les profits à 2 chiffres, etc ...

Enfin, un point qui est rarement évoqué: travailler de moins en moins longtemps à mesure que l'on approche de son départ en retraite; cette oportunité ayant l'avantage de préparer un passage en douceur du statut d'actif à retraité. Par exemple, l'année qui précède le départ en retraite, le salarié ne travaillerait plus qu'à mi-temps.


 


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Published by Christian de Lille - dans Les chroniques
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