Générique ! Ce terme a été mis à la mode lorsque le ministre de la santé, Douste Blazy, je crois, a décidé de lancer la production de médicaments génériques, moins chers que les médicaments équivalents issus des grands laboratoires pharmaceutiques qui controlent le marché.
L'idée n'a rien de génial, car ce sont sans doute ces mêmes grands labos qui vont fabriquer du générique ! Je crois qu'il aurait été plus efficace, de promouvoir les médicaments basiques: par exemple un bon vieux bleu de méthylène me semble plus efficace que tous les collutoires en spray qui arrosent toute la bouche et ratent souvent le fond de la gorge ! Il est vrai aussi,
qu'il est difficile de faire comprendre et admettre au plus grand nombre, patients et médecins, que ces médicaments et ces pratiques basiques sont bonnes et efficaces; en effet, la publicité faite par les grands labos qui se déverse tant sur le médecin que sur le patient, nous dépeint avec force images et slogans de chocs, la facilité et l'efficacité des nouveaux médicaments
tels les sprays.
N'empêche, j'ose le dire, pour traiter rapidement un mal de gorge ou une bronchite, rien de tel que le bleu de méthylène ou le cataplasme de moutarde tel que le Rigollot ! Personnellement, j'ai même utilisé avec succès des tranches de pain tartinées à la moutarde pour soigner un mal de gorge naissant.
Et si nous faisions un parallèle entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie alimentaire ?
Dans les grandes surfaces, devenues points d'approvisionnement quasi obligatoires, on trouve des aliments génériques ! De chez Carrefour, de chez Intermarché, de chez Auchan, de chez Leclercq, de chez Auchan, ...Ces aliments là sont moins chers; voyez comme le distributeur pense à votre intérêt, cher consommateur !
Ici encore l'idée n'a rien de génial pour le consommateur: en fait le grand distributeur fait fabriquer ses soi-disants produits à lui, chez un fournisseur habituel. Mais au passage, la centrale d'achat du distributeur écrase bien le prix d'achat, mettant parfois en péril, le fournisseur. Grace à ce prix d'achat très bas, la grande surface peut se permettre de vendre les produits à sa marque, un peu moins cher. Mais ces génériques là ont un effet pervers:
d'abord il crée une concurrence déloyale pour le fournisseur qui voit ses réels produits concurrencés par des clones à la marque du distributeur, ensuite, du fait que le prix d'achat est écrasé, la qualité du produit s'en ressent. Par exemple, ne voit-on pas apparaitre des confitures qui ont très peu de fruits dans leur composition ?
Décidément, le générique est une mode perfide qui n'a d'avantages certains que pour le distributeur !
Je crois qu'il serait plus efficace, que le consommateur, achète des produits basiques; Une salade, des pommes de terre en vrac plutôt qu'une salade en sachet toute préparée ou des patates épluchées mises dans un sachet plastifié ! Sur ces produits basiques, le distributeur n'offre que rarement des génériques. Manger basique est bien meilleur pour le consommateur, tant pour son porte-monnaie que pour sa santé. J'insisterai sur le coté santé qui nous ramène aux médicaments génériques; préparer un met à l'aide d'aliments basiques n'a que des avantages pour le consommateur: ces aliments là ne sont pas 'enrichis' de sucre, de sel et autres agents de couleur, conservation, de texture ou d'aromes artificiels.
Le temps passé, le travail engendré pour préparer un met, est un exercice normal et favorable à notre organisme (un peu comme, faire de l'exercice physique). Et puis, personnellement, je considère que faire de la cuisine basique, est un réel plaisir.
Qu'on arrête de nous faire croire que nous n'avons pas le temps de se mitonner de petits plats, que la cuisine rapide, toute préparée est un must; c'est tout le contraire. Avec ces pratiques héritées des Mac Do et consorts, c'est tout notre plaisir de manger qui fout le camp !