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Avenir de la société Quels sont les facteurs de changement ? Quelle évolution prévisible ? Quels sont nos marges de manoeuvre pour influer sur cette évolution ? Amours et amitiés Aventures ...

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Aventures Page 04

Par de subtiles manipulations génétiques, il parvient à isoler de l’adn du tissu de cactus d'une part et du tissu de chameau, d'autre part. Il essaie alors d'accrocher une séquence de celui-ci à l’adn issu du cactus.

Après bien d’autres essais et avec l’aide de son maître assistant guère motivé, il obtient enfin un premier résultat encourageant. Le tissu végétal survit pourvu qu’on lui fournisse quelques gouttes d’eau seulement chaque jour et ceci bien que ce tissu soit posé dans une cuvette en verre qui ne peut donc apporter aucun nutriment. Ce dernier point est d'ailleurs une énigme pour le professeur; de quoi se nourrit le nouveau tissu ? De lui-même. D'accord, mais comment peut-il se nourrir de lui-même sans se détruire ?Qu'importe se dit Oscar, l'important c'est qu'il soit vivant et qu'il se développe. Mais de croissance? Point.

Le morceau de tissu mesure toujours cinq centimètres carrés, dix jours plus tard … et Noël approche rapidement.


Le onzième jour, le professeur reçoit une jeune laborantine pour remplacer son assistant habituel, qui a décidé de prendre des vacances dans l'hémisphère sud. La jeune femme s'avance vers le professeur et le salue respectueusement.

-- Je m'appelle Ornella Ozon. Je suis envoyée par l'agence d'intérim 'Onplace' pour un travail d'assistante en laboratoire.

-- Bonjour Mademoiselle. Je suis le professeur Olibiobus, c'est avec moi que vous allez travailler pendant quelques semaines.

Oscar a tendance à abréger les présentations car son esprit le ramène sans cesse à ses recherches, au tissu nouveau, sujet de toutes ses préoccupations. Néanmoins, il s'efforce d'avoir une attitude acorte, de s'intéresser à cette jeune personne, d'échanger quelques propos banals mais de nature à rendre cette première rencontre chaleureuse.

-- Vous avez trouvé le chemin facilement ?

-- Oh oui, sans problème ! De plus, je connaissais quelque peu l'endroit. Je pense être venu dans un laboratoire voisin, il a quelque temps ...

-- Très bien. Mettez vous à l'aise, Mademoiselle. Je vais vous expliquer en quoi vous pouvez utilement me seconder.

Il explique alors l'état de ses recherches et indique à la jeune femme qu'elle doit s’occuper de cinq centimètres carrés d'une culture verdâtre disposée dans une coupelle de verre.

-- Vous dites que je dois, uniquement, m'occuper de cette petite chose ?

-- Oui, tout à fait, mais si celle-ci se développe comme je l'espère, vous aurez beaucoup à faire, croyez moi !

Par curiosité Ornella regarde en détail le tissu, approche son nez, respire la chose, puis sans aucune appréhension, touche de sa main la culture dans un geste doux comme une caresse.

-- Cette chose a un contact soyeux, comme une peau légèrement velue; elle ne semble pas inerte ! Dit-elle.

Le professeur observe le manège de la jeune femme; il ne s'en inquiète pas; il en est plutôt attendri ; il laisse faire. De toutes façons, dans l'état actuel de l'expérience, qu'est-ce que cela peut changer ? Et puis ce geste montre que la jeune femme s'intéresse à son tissu. C'est plutôt bon signe...

-- Elle ne devrait pas l'être, c'est un tissu vivant ! Tout à l'heure, un peu avant midi, vous l'aspergerez avec quelques gouttes d'eau. Mais ne la noyez pas, je vous prie.

-- Vous pouvez compter sur moi, Professeur.

Le reste de la journée se déroule sans fait notoire. Ornella s'ennuie un peu. Elle n'en montre rien au Professeur. Elle, qui est touche à tout, passe son temps à caresser la chose du bout des doigts, puis de la paume de sa main. Un peu comme elle caresserait un animal domestique...

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