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Avenir de la société Quels sont les facteurs de changement ? Quelle évolution prévisible ? Quels sont nos marges de manoeuvre pour influer sur cette évolution ? Amours et amitiés Aventures ...

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Aventures Page 29

Obioproduits a maintenant de sérieux concurrents et la sortie de Biotoitclair est une aubaine pour relancer l’activité de l’entreprise et geler quelque temps les avancées de ses concurrents. Là encore, Biotoit est décliné en clair, en opaque, de couleur gris sombre pour remplacer les ardoises, de couleur brique pour remplacer les tuiles, et bien d’autres coloris encore, presque à la demande …


La vie amoureuse d'Oscar et d'Ornella reste toujours riche d'émotions mais si la force, la passion sont toujours présentes, la fréquence de leurs rapports a bien diminué. Le professeur toujours aussi curieux et méticuleux passe de nombreuses heures dans son laboratoire en compagnie d'Ornella ou non. Sa grande fille Ophélie suit ses traces; elle vient souvent rendre visite à son père; elle désire comprendre ses travaux avant qu'il ne se soit retiré du monde des actifs. Le professeur est heureux de l'intérêt que manifeste Ophélie pour ses travaux. Cela lui donne l'occasion de voir plus souvent sa fille aimée. Elle représente tout à la fois sa descendance, la jeunesse et l'assurance de la contunuité de son travail dans le même esprit, du moins s'en persuade-t-il. Il est très fier de présenter Ophélie à ses confrères, à chaque occasion. Il s’est d'ailleurs décidé à l’engager comme stagiaire tout récemment et il espère bien, si Ophélie est d'accord, la faire engager chez Obioproduits dès que possible.


Cette grande fille est particulièrement obstinée; elle s'est mise en tête de faire pousser du Biomachin à la verticale ! Elle commence une première série d'expériences en augmentant de plus en plus la pente sur laquelle s'accroche le Biotoitclair. Elle réussit une petite culture à quatre vingt trois degrés très précisément. Bien, mais peut mieux faire se dit-elle. Son père a un air quelque peu goguenard quand il surveille du coin de l'oeil, les expériences de sa fille. Ophélie essaye de se débrouiller seule, sans l'aide de son père, un peu par fierté, beaucoup plus, pour être sure d'avoir parfaitement bien acquises les connaissances transmises par son père. Elle a d'ailleurs réalisé, avec son accord, un double de sa clé USB. Elle sait bien que toutes les notes de son père sont consignées dans cette bible électronique et désormais, elle y a accès à volonté. Mais pour aller plus loin et inventer quelque chose à l'égal de mon père il lui faut devenir une véritable experte.

Ophélie travaille beaucoup. Elle arrive très tôt au laboratoire et commence derechef ses expérimentations. Elle est très organisée. Toute minute de son temps est utilisée au mieux, toute expérience, même mineure voire négative est consignée, répertoriée, indexée: il ne faut rien perdre et tout savoir retrouver rapidement en cas de besoin. Elle s'accorde néanmoins quelques pauses café et quelques discussions scientifiques, le plus souvent, avec son père. Le soir, elle cale son départ du laboratoire sur celui d'Oscar: de cette façon elle découvre un peu l'homme qu'est son père durant le trajet commun de retour dans leurs foyers. A l'inverse Oscar s'aperçoit qu'il connait bien peu cette adulte qu'est devenue Ophélie. Les questions fusent:

-- Papa, veux-tu me parler de mes grands parents que je n'ai presque pas connus ?

-- Comment vivaient-ils, je veux dire à leur époque ?

-- Ton grand-père travaillait, sa femme, ta grand-mère restait à la maison pour s'occuper de ses enfants, de moi donc; elle passait beaucoup de temps à tenir la maison en bon état, à la rendre chaleureuse.

-- Avaient-ils un confort de vie suffisant ?

-- Oui, la maison était assez grande, était assez bien chauffée quoique dans ma chambre, en hiver, il y avait du givre sur les fenêtres ! Mais ce n'était pas gênant: ma mère mettait une brique chaude au fond du lit et couvertures et édredon me réchauffaient bien vite d'autant plus qu'à l'époque je portais un pyjama !

-- Tu n'en portes plus maintenant ?

-- Eh non, tu le sais bien ! Depuis que j'ai rencontré ma première petite copine en fac, j'ai toujours dormi tout nu !

-- Tu disais que la maison de mes grand-parents était plutôt confortable ...

-- Oui, Nous vivions beaucoup dans la cuisine, c'était la pièce la plus chaude, la pièce à vivre. Nous ne mangions pas de viande à tous les repas mais je n'ai jamais eu faim. Je me souviens, dimanche soir c'était souvent café au lait avec des tartines beurrées et recouvertes de confiture, une confiture que fabriquait me mère ...

-- La vie était-elle plus naturelle et plus simple pour eux ?

-- Oui, plus naturelle sans aucun doute: par exemple, mon père tuait de ses mains des poules ou des lapins que ta grand-mère cuisinait à merveille ! Pas si simple, dans la mesure ou il fallait travailler plus et plus fort de ses mains ! Mon père entrenait le grand jardin qui entourait la maison; grâce à son travail, nous mangions des légumes frais et variés à longueur d'année. Figures-toi qu'il mettait les pommes de terre dans un silo de terre afin qu'elles passent une partie de l'hiver hors gel. Il allait parfois en retirer, pour nos besoins, puis reconstituait le silo. Un travail dur surtout quand il faisait très froid !

-- Tu ne m'as rien dit ... sur leur amour, leurs relations ...


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