Avenir de la société Quels sont les facteurs de changement ? Quelle évolution prévisible ? Quels sont nos marges de manoeuvre pour influer sur cette évolution ? Amours et amitiés Aventures ...
Dans d’autres régions du monde, les problèmes climatiques et tout particulièrement les vents violents et les pluies diluviennes ne permettent pas la culture sur de grandes surfaces. La technique du bocage est alors reprise avec succès. Et l’on voit revenir une espèce de patchwork végétal, mais avec un contraste de couleurs très faible. En effet les talus séparant chaque parcelle du bocage sont couverts d’arbres et arbrisseaux au feuillage vert, donc d’une couleur très proche de celle du Biogazon.
De ce fait près des côtes ventées ou bien dans les régions les plus arrosées du monde, les bioproduits sont cultivés dans de bonnes conditions. Les conseillers techniques ont été entendus: à chaque fois on trouve du personnel bien formé, tout à fait apte à cultiver les bioproduits.
Ceci permet, entre autres, de réimplanter des bioproduits dans les pays de mousson. Au Vietnam, par exemple, les champs d’hévéas sont souvent remplacés par des cultures bio bien plus avantageuses économiquement.
On peut dire que les progrès dans la technique de culture des produits bio ont permis d’en faire une culture quasi universelle. Ceci a évité que seuls les pays riches restent exploitants privilégiés de ce type de culture. Même les pays plus pauvres de l’hémisphère sud de la planète savent tirer tous les bénéfices de cette culture. Ceci a pour conséquence d’enrichir les pays les plus défavorisés et donc de réduire l’écart entre pays pauvres et pays riches.
Ce constat génère parfois des abus ; au Brésil, par exemple, des pans de forêt amazonienne sont détruits, brûlés, afin de laisser un terrain libre pour la culture de bioproduits. Si le bilan économique est favorable, il n’est pas sûr du tout que le bilan écologique le soit. La destruction de forêt entraîne des pertes irrémédiables d’espèces végétales rares, d’espèces vivantes aussi dans la mesure ou celles-ci sont dépendantes de l’écosystème végétal.
D’une certaine manière, on peut dire que les bioproduits privilégient une espèce végétale peu diversifiée aux dépens de toutes les autres possibles.
Des écologistes et des scientifiques éclairés s'en inquiètent et soulignent ce dernier point. Certains d’entre eux mènent des actions revendicatives et tentent de freiner la culture des bio produits, qui, selon eux met en péril le fragile équilibre de notre écosystème.
Comme toujours, dans un premier temps ces actions sont relayées par les médias et trouvent un certain écho dans la population. Néanmoins tel un soufflé qui se refroidit et dégonfle, les actions les plus vigoureuses retombent bien vite dès que le temps passe. Il faut dire que les médias eux même cessent très tôt de dénoncer ce méfait des bioproduits dans la mesure où la répétition de cette information lui enlève tout son caractère sensationnel initial, donc non vendeur.
D’autre part les bienfaits des bio produits sont bien visibles, tangibles et masquent de ce fait leurs éventuels inconvénients. D’autant plus que les producteurs de bio produits ne manquent pas une occasion de faire valoir les points positifs par le biais d’une publicité massive.
Le Biogazon et le Biotoit possèdent, comme beaucoup de plantes, la propriété de réguler le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère. D'une certaine manière, ces produits luttent efficacement contre l'effet de serre. En effet les capacités d’absorption du gaz carbonique par les bioproduits sont considérables. Ceci se comprend très bien puisque la nourriture des bioproduits est justement ce gaz carbonique au premier chef. Les rejets de cette digestion bio sont constitués en grande partie d’oxygène et d’eau. L’eau est ré-ingérée par la plante bio, ce qui explique qu’elle se contente, pour sa survie, d’un apport extérieur en eau extrêmement faible. Bien que faible, quelques gouttes par mètre carré, cet apport extérieur en eau est nécessaire. En effet il indique que la plante n’est pas autosuffisante en eau. Or cette légère dépendance est très utile: dans le cas contraire, la plante produirait plus d’eau qu’elle n’en consomme et inonderait ses utilisateurs humains avant de mourir elle même de faim et de pourrir sur place.
Bref l’invention du professeur Olibiobus est une merveille de technologie bio moléculaire.